Le sentiment de panique peut également survenir à la suite de maladies graves. Par exemple, il survient souvent en raison d’un dysfonctionnement de la thyroïde, en particulier en cas d’hyperthyroïdie. Dans ce cas, la glande thyroïde produit une quantité excessive d’hormones. C’est pourquoi, dans le cadre de l’examen minimal pour les attaques de panique, il est recommandé d’effectuer un test sanguin pour l’hormone thyroïdienne – TTG – et de faire un ECG.
Les traitements non médicamenteux comprennent la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) et l’augmentation de l’activité physique. En raison de son efficacité prouvée, de son ciblage et de ses résultats rapides, les professionnels qui traitent le trouble panique préfèrent souvent la TCC à d’autres formes de thérapie. La recherche montre également que la TPC est beaucoup plus efficace que la psychothérapie psychodynamique centrée sur la panique et l’entraînement à la relaxation appliquée dans le traitement du trouble panique. Selon les principes de la TPC, une personne ne peut pas toujours changer les circonstances de sa vie, mais elle peut choisir comment percevoir la réalité qui l’entoure et agir en fonction des situations de la vie, en réagissant aux « hauts et aux bas ».
Le fitness ou le sport peuvent en partie ramener le corps humain à ces « conditions primitives » où les muscles devaient travailler dur pour combattre ou échapper aux prédateurs. Nous revenons ici à la réponse « combat ou fuite ». Grâce à la neuroplasticité du cerveau, cela réduit le niveau de stress et la probabilité de développer des crises de panique. La neuroplasticité elle-même, pendant un exercice vigoureux, est obtenue en augmentant la production du facteur neurotrophique dérivé du cerveau (BDNF), une protéine qui stimule et soutient le développement neuronal. C’est ce qui permet de lutter contre l’anxiété, la panique et la dépression. Il permet au cerveau de s’adapter plus facilement aux tâches et aux problèmes extérieurs. On pense également que cette activité cérébrale contribue à améliorer l’humeur, à atténuer certains symptômes dépressifs et, en fin de compte, à rendre les gens plus heureux. De nombreuses études et méta-analyses montrent que l’activité physique est également associée à une réduction de l’anxiété en milieu clinique.