La peur de la délégation est une histoire très répandue. D’une part, il est dangereux de confier des tâches importantes à d’autres personnes – et si quelque chose ne va pas ? Mais en refusant de déléguer, vous courez le risque de vous épuiser – et alors, ce que vous êtes habituellement seul à faire, personne d’autre ne le fera. Il peut s’agir, entre autres, de perfectionnisme ou de manque de confiance en soi (« Si je délègue, on ne me remarquera pas »). Il est important de reconnaître et de nommer ses peurs.
Les tâches que vous souhaitez déléguer doivent être choisies avec soin. Faites en sorte qu’elles soient
– des tâches intéressantes et motivantes dont vous ne regretteriez pas de vous séparer ;
– des tâches stimulantes qui aideront les collègues à apprendre de nouvelles choses ;
– des tâches occasionnellement critiques afin que quelqu’un puisse vous remplacer en cas de besoin ;
– des tâches qui vous prennent beaucoup de temps, mais que d’autres feront tout aussi bien – et se sentiront valorisés.
La délégation ne consiste pas à se débarrasser de tâches ennuyeuses, mais à en tirer des avantages pour l’équipe et l’entreprise dans son ensemble. Lorsque vous décidez de déléguer, il est important de vraiment laisser aller la tâche, plutôt que de faire de la microgestion – en en transférant la responsabilité en même temps que la tâche, mais en restant présent pour elle.